A4C

mobilisation du 3 avril 2021

Analyse, action et transparence sur les carburants en Corse.

Nous tenons à commencer par rendre hommage à tous ces « anonymes » qui sont venus, certains de loin, pour se joindre à nous ce samedi 3 avril.

Le témoignage de cette femme aux journalistes de France 3 Corse qui explique ne plus savoir comment faire à la fin du mois est poignant.

« Je n’ai plus de quoi payer l’essence en fin de mois »

Cette personne ne cherche certainement pas la charité mais tout simplement à ne plus subir cette injustice sociale que provoquent les situations de monopole qui asphyxient notre ile.

Et, qu’allons-nous lui témoigner comme solidarité ? Notre fatalisme ? « Chi ci si pò fà » (que peut-on y faire ?). Est-ce là tout ce dont nous sommes capables devant cette détresse qui frappe de nombreux insulaires ?

Car, non, non, trois fois non ! La cherté des carburants en Corse n’est pas une fatalité mais bien la volonté d’entreprises de réduire notre île à une ligne de dividendes sur un bilan comptable !

La seule question c’est de savoir si nous allons les laisser faire en nous murant dans une perpétuelle résignation!

En ce qui nous concerne, il n’en est pas question !

Préparer cette mobilisation, ça a été du travail. En effet, nous ne sommes pas une organisation rodée bénéficiant d’une structure. Tout ce que nous faisons repose sur le bénévolat.

A ce titre, nous remercions la presse insulaire d’avoir pu relayer notre appel à la mobilisation. Elle l’a fait sans complaisance à notre égard et dans le respect du contradictoire et nous préférons cela.

Comme vous le savez, nous n’avons pas appelé à une mobilisation derrière nous mais avec nous. Un appel que nous voulions le plus large possible. Pour nous, l’exaspération est d’autant plus forte que son expression est plurielle.

Notre slogan était sans ambiguïté : « Carburants, c’est le trop plein ! » et nos demandes simples :

  • L’État doit mettre en œuvre la régulation des prix en Corse
  • La CdC doit donner une suite politique à l’avis de l’Autorité de la concurrence et, ainsi, mettre l’État devant ses responsabilités.

Nous avions appelé l’ensemble des organisations syndicales, les partis politiques représentés à l’assemblée de Corse et les candidats déclarés aux prochaines élections territoriales à défiler avec nous.

La CGT, FO et la FSU au niveau des organisations syndicales se sont jointes à nous.

Nous notons également le large consensus politique autour de nos demandes.

Jean Charles Orsucci et François Orlandi (Anda per Dumane), Jean Martin Mondoloni (Per l’Avvene) , François-Xavier Ceccoli (la Corse de la République), Xavier Luciani (PNC) au niveau des élus de l’assemblée de Corse

Nous avons également noté la présence de Paul Felix Benedetti, Jean-Sébastien De Casalta, Filippo De Carlo, Sylvain Fanti, Enzo Martel, Michel Stefani Jean-Alain Tarelli, François Tatti et Jean Zuccarelli

De plus, les députés Michel Castellani et Paul-André Colombani ont pris part au cortège.

Au-delà des différences et des appartenances partisanes, tous ont défilé pour dénoncer une situation qui impacte la Corse au niveau social et économique et réclamer que les solutions soient mises en œuvre.

Que l’on soit de droite ou de gauche, un monopole est une aberration du marché qui pèse sur la situation sociale.

Certains diront que les « politiques » étaient trop présents. Nous leur répondrons que la société civile aurait pu être plus mobilisée.

Mais il est vrai que l’incertitude sur le début des nouvelles restrictions sanitaire, le week-end Pascal, le fait que ce 3 avril était le dernier jour d’ouverture de certains commerces condamnés à rester fermés quelques semaines n’ont pas aidé à la mobilisation.

Quoiqu’il en soit, nous espérons que le message est bien passé tant au niveau de l’État que de la CdC.

Nous avons toujours œuvré avec un esprit constructif. Nous ne nous sommes pas contentés de dénoncer une situation. Nous avons cherché à comprendre le problème, à l’expliquer et à proposer des solutions (reprises par l’Autorité de la concurrence pour certaines).

Notre « carburant » à nous c’est la défense de l’intérêt général qui ne doit en aucun cas être sacrifié sur l’autel de certains intérêts particuliers. Et, nous ne concèderons rien !


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